l'arête des Crochues dans les Aiguilles Rouges (74)
Durant notre semaine de vacance à Passy, nous avons prévu de faire un petit détour par l'arête des Crochues, course peu difficile mais tellement belle, dans un cadre aérien sympathique et avec une vue permanente sur le massif du Mont Blanc. C'est une course qui ne demande pas un niveau d'escalade élevé, mais il faut avoir le pied sûr sur cette arête parfois fine et difficile à protéger.
Nous serons deux cordées pour cette aventure, Médine et moi, et Corinne et Francis. Nous prenons le télécabine de la Flégère, puis un télésiège, qui nous emmènent à l'Index. Le chemin est encore enneigé en grande partie, décidemment chaque année est différente ! Nous longeons L'Aiguille de la Floria puis remontons un couloir dans un terrain instable, fait de petits cailloux, de gros rochers et de poussière. Le tout ne demande qu'à glisser, et Médine devra se jeter au sol pour éviter une pierre grosse comme un pamplemousse qui venait sur elle. Arrivé au col, il reste quelques mètres de neige puis une petite grotte à franchir, pour arriver à l'attaque de la course.
La pemière longueur est un dièdre incliné, facile, avec quelques pitons pour s'assurer. C'est la seule partie vraiment grimpante de la course, le reste étant peu raide et offrant de nombreuses prises. Il faut cependant avoir le pied sûr, car l'assurage n'est pas toujours facile, les bequets assez peu nombreux et certains étant peu fiable. Avec un bon sens de l'itinéraire, on évitera les passages foireux en rocher instable, car même s'il n'y a pas de difficulté, une prise qui lache et l'issue peut être dramatique.
Nous ferons un court rappel avant la mi-course, puis continuerons vers le sommet pour avaler quelques graines. Le temps magnifique et cette vue sur le Mont Blanc nous confirmerons que nous avons fait le bon choix !
La descente n'est pas raide, presque à l'horizontal. Il suffit de franchir quelques gendarmes au plus simple, de continuer sur l'arête et dès que possible, de redescendre sur les névés, sous le col des Dards. On aperçoit déjà le Lac Blanc, en contrebas, ainsi que la foule qui s'amasse autour, pour profiter de la fraicheur de l'eau, bleu émeraude.
Les berges du lac sont noires de monde, comme d'habitude un beau jour de vacance. Nous restons là quelques instants avant de reprendre le chemin qui mène au télésiège, pour redescendre dans la vallée. Il nous faudra près de deux heures pour pouvoir enfin monter sur la banquette, des centaines de gens faisant déjà la queue devant nous. Ce sera l'occasion de boire un verre à la terrasse et de faire le point sur cette belle journée !
Par Ozan.













